logo de l'epfl
Domaine IT
Espace logiciel libre à l’Ecole
French only
EPFL >  DIT >  ELLE
Accueil > Linux > Grub > Les partitions d’un disque

Les partitions d’un disque

lundi 5 août 2002, par elle
 
Attention lors des manipulations de disques car on peut perdre ses données si on ne sait pas ce qu’on fait. Une sauvegarde est toujours recommandée avant des manipulations.

Rappelons ici les correspondances entre les disques et les devices sous GNU/Linux.

  • les disques de type ide correspondent à /dev/hda (master), /dev/hdb (slave 1), etc.
  • les disques de type scsi correspondent à /dev/sda, /dev/sdb, etc.

Chaque disque peut avoir au maximum 4 partitions de type physique et un grand nombre de partitions de type logique (maximum 12, je crois).

Les partitions de type physique peuvent être :

  • primaires
  • étendues [extended]

Un disque ne peut contenir qu’une seule partition étendue.

Les partitions primaires sont numérotées de 1 à 4 et les partitions logiques de 5 à 16).

Voici un exemple pour un disque ide, résultat de la commande fdisk -l /dev/hda :


Disk /dev/hda: 240 heads, 63 sectors, 2584 cylinders
Units = cylinders of 15120 * 512 bytes

  Device Boot    Start       End    Blocks   Id  System
/dev/hda1   *         1       407   3076888+   b  Win95 FAT32
/dev/hda2           408      2584  16458120   85  Linux extended
/dev/hda5           408       473    498928+  82  Linux swap
/dev/hda6           474       738   2003368+  83  Linux
/dev/hda7           739       987   1882408+  83  Linux
/dev/hda8           988       990     22648+  83  Linux
/dev/hda9           991      1274   2147008+  83  Linux
/dev/hda10         1473      1724   1905088+  83  Linux
/dev/hda11         2275      2584   2343568+  83  Linux
/dev/hda12         1275      1278     30208+  83  Linux
/dev/hda13         1974      2274   2275560   83  Linux

Lorsqu’on efface des partitions logiques puis en recrée d’autres, l’indice des partitions logiques peut être modifié car elles sont toujours numérotées à partir de 5, sans trou.

C’est ce que l’on constate dans l’exemple sus-mentionné. Si l’on suit l’ordre des cylindres, on voit qu’en fait, sur le disque, les partitions logiques seront dans l’ordre hda5, hda6, hda7, hda8, hda9, hda12, hda10, hda13, hda11.

On remarque aussi qu’il reste de l’espace libre : 1279-1472 et 1725-1973.

Ce qui se passe si on crée ou efface une partition logique :

  • si on crée une nouvelle partition (en tous cas avec fdisk) elle portera le numéro hda14, peu importe dans quel espace libre on la place
  • si on efface la partition hda11, les partitions hda12 et hda13 deviendront respectivement hda11 et hda12.

Ceci est important si on utilise les noms explicites des partitions, par exemple dans le fichier /etc/fstab utilisé pour le montage des disques.

On peut aussi donner un label aux partitions ce qui permet d’utiliser le label comme point de montage.

Par exemple, si on veut donner le label /home (ne pas oublier le /) à la partition /dev/hda11, on utilise la commande e2label (valable pour les filesystem de type ext2 et ext3 :

  • pour savoir quel est le label :

    [root@localhost]# e2label /dev/hda11
    /home
  • pour mettre le label :

    [root@localhost]# e2label /dev/hda11 home

et la ligne correspondante de le fichier /etc/fstab :


LABEL=/home  /home  ext2    defaults  1 2
P.S. Dans l’exemple précédent, la partition marquée bootable est windows. Mais en fait, grub étant installé dans le MBR, c’est lui qui prend le contrôle avant d’arriver à ce point. Toutefois, si on effaçait le MBR, ce serait bien cette partition qui booterait pas défaut.

ELLE-EPFL 1015 Lausanne, tél. +41 021 693.22.49, Webmaster:elle AT epfl.ch
CC-BY-SA Cette création est mise à disposition sous contrat Creative Commons by-sa.
mise à jour le 17 octobre 2002

Répondre à cet article

2 Messages de forum